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La révélation de ce que nous sommes en Jésus
La révélation de ce que nous sommes en Jésus-
Daniel 2 — Progrès du mal sur la terre
Nouvelle série
Episode (1)
Nous avons parlé jusqu’ici de l’union de Christ et de l’Église, qui lui est semblable ; de la venue de Christ proprement dite, et de la résurrection de l’Église, par laquelle elle a part à cette gloire de Christ comme cohéritière.
Le sujet qui va nous occuper dans cet article n’est pas aussi plein de joie et de bonheur ; mais il faut que nous connaissions bien le témoignage que Dieu rend du mal qui est en l’homme. J’espère, chers amis, que la conséquence en sera de nous rendre sérieux. La vue du progrès du mal et du jugement qu’il attire, a pour effet, d’abord, de nous faire éviter ce mal ; puis, de nous convaincre de la puissance de Dieu, qui seul peut l’ôter. «Prenez garde que vous ne refusiez pas celui qui parle», etc. (Hébreux. 12:25-29). Voilà la pensée de l’apôtre sur le grand changement qui aura lieu quand la puissance du mal sera renversée.
Ce que j’ai à vous présenter ici tend à vous montrer ceci, qu’au lieu de pouvoir espérer un progrès continu du bien, nous devons attendre, au contraire, un progrès du mal ; et que l’espérance que la terre sera remplie de la connaissance de l’Éternel avant l’exercice de son jugement et la consommation de ce jugement sur la terre, est une fausse espérance.
Nous avons à nous attendre au mal, jusqu’à ce qu’il devienne si flagrant qu’il faudra que le Seigneur le juge.
Premièrement, je vous montrerai que le Nouveau Testament nous présente constamment le mal comme allant en croissant jusqu’à la fin, et que Satan l’augmentera jusqu’à ce que le Seigneur détruise son pouvoir ; secondement, je tâcherai de vous montrer le caractère que revêtira le mal sous sa force extérieure, comme une puissance séculière.
En d’autres termes, ce que j’ai à dire revient à ces deux points :
Premier point : l’apostasie qui a lieu dans la chrétienté même. Second point : la formation, la chute et la ruine de la puissance mondaine de l’Antichrist, dans le sens d’une puissance visible.
Je commence par Matthieu. 13:36, la parabole de l’ivraie. Vous savez qu’elle nous présente cette circonstance, que, pendant que les hommes dormaient, l’ennemi a semé l’ivraie dans le champ du maître de maison ; et que, sur la demande des serviteurs si l’ivraie doit être arrachée, il leur est répondu que non, que le bon grain et l’ivraie doivent croître ensemble jusqu’à la moisson. C’est donc la sentence du Seigneur, que le mal que Satan a fait dans le champ où la bonne semence de la Parole a été semée, y demeure et mûrisse jusqu’à la fin. C’est une déclaration expresse que les efforts des chrétiens n’aboutiront pas à ôter le mal jusqu’au jour du jugement : «Laissez-les croître tous deux ensemble jusqu’à la moisson».
«La moisson», c’est la fin du siècle, c’est-à-dire de l’économie actuelle.
Ce qui agit maintenant dans le règne de Dieu, c’est la grâce, et non pas le jugement ; nous n’avons point à juger le monde. Lors même que nous pouvons dire de quelqu’un : C’est un enfant de Satan — il est par là-même hors de notre juridiction ; c’est de l’ivraie. Nous avons affaire avec la
Grâce ; c’est-à-dire, je ne puis pas toucher au mal que Satan a produit ; mais je puis agir comme instrument de la grâce, car Dieu nous permet de semer du bon grain.
L’ivraie, ce ne sont pas simplement des hommes méchants, ou des païens, car ces derniers n’ont pas été semés parmi le bon grain. L’ivraie, c’est quelque chose de mal qui a été fait par l’Ennemi, après que Jésus Christ eut semé le bon froment. Ce que je puis appeler hérésie, corruption de la vérité, restera donc jusqu’à la moisson ; le mal que Satan a produit par la religion corrompue subsistera jusqu’à la fin ; tous nos efforts doivent tendre non à ôter l’ivraie, mais à recueillir les enfants de Dieu, à rassembler les cohéritiers de Jésus Christ (*).
A suivre.
Pasteur Josué Matthieu
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